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« Un stage à l’étranger n’est pas juste une plus-value sur un CV »

9 septembre 2019

Étudiante en première année du Mastère architecture d’intérieure et scénographie du luxe à l’École de Condé Paris, Lucie Le Goff était en stage à Amsterdam au sein de l’agence PolyLester grâce à une bourse Erasmus.

Pourquoi avez-vous choisi d’effectuer votre stage à Amsterdam dans le cadre de votre cursus à l’École de Condé ?

J’avais cherché initialement un stage dans un pays anglophone car je voulais en profiter pour améliorer mon anglais. Je suis tombée sur l’agence PolyLester, qui est un studio qui a déjà pris des étudiants de l’École de Condé en stage. J’avais donc des retours très positifs d’étudiants des promotions précédentes. Je savais que c’était une entreprise accueillante. Je me suis renseignée, et j’ai beaucoup aimé le style de Gabriel Lester, qui est l’artiste qui a monté ce studio. C’est quelqu’un qui fait des projets architecturaux, des œuvres d’art et des expositions. Il y avait une pluridisciplinarité dans ses réalisations qui est intéressante.

Je me suis aussi dit que l’avantage d’Amsterdam, c’est que ce n’est pas très loin de Paris en train. C’était l’occasion de voir des choses nouvelles tout en n’étant pas trop loin pour pouvoir rentrer de temps en temps passer le week-end à Paris. Cela me semblait un bon compromis.

 

Qu’est-ce-que ce stage vous a apporté ?

Ce stage m’a énormément apporté. Tout d’abord, j’ai pu améliorer mon anglais. Ensuite, cela m’a permis de passer de la théorie à la pratique. J’ai découvert de nouvelles manières de travailler. C’est un studio indépendant, et tout le monde travaille différemment dans ce milieu. Travailler en agence, c’est accepter de sortir de sa zone de confort. Il faut savoir suivre un peu les idées des autres, ne pas rester trop concentrée sur son projet et sur sa manière de créer, et incorporer les autres dans le processus de création. Cela apporte une fierté immense de voir le projet sur lequel on a travaillé collectivement aboutir. C’est très satisfaisant de se dire qu’on a travaillé pour faire émerger un projet, en le faisant passer d’une ébauche à la réalisation.

Humainement, j’ai aussi beaucoup apprécié ce stage. Gabriel Lester s’est montré très encourageant. C’est une figure inspirante, un exemple à suivre, car c’est quelqu’un qui ose et qui est passionné par ce qu’il fait. Dans notre domaine professionnel, il y a beaucoup de place aux rencontres que l’on fait. Cette rencontre-là a été très enrichissante pour moi.

 

Qu’est-ce que vous avez préféré dans le cadre de ce stage ?

Il y a deux choses qui m’ont marquée : la première c’était de gagner un concours. On a travaillé sur un projet de reconstruction d’une grande horloge en forme de tour, comme un clocher. C’était un appel d’offre de la ville d’Amsterdam. L’agence a participé et gagné ce concours. C’était très gratifiant car c’est le travail d’équipe qui a été valorisé avec des personnes qui venaient d’horizons et de disciplines différentes : j’intervenais en scénographie, il y avait un architecte et une personne dans l’animation. Le fait de gagner ce concours nous a vraiment soudés en tant qu’équipe.

Le second projet qui m’a marquée est sans doute le projet le plus long que j’ai pu faire : il s’agissait d’une installation artistique dans un grand espace qui avait été transformé en salle de boxe. C’était un lieu dédié pour moitié aux matchs de boxe et pour moitié à l’installation artistique. Nous avons beaucoup travaillé là-dessus, de la recherche à la maquette en passant par les prototypes. Puis nous avons travaillé sur le chantier. Enfin, l’équipe a été invitée à assister à la soirée d’ouverture de ce projet. C’était très plaisant de voir l’aboutissement du projet. C’était aussi incroyable de voir que l’immense travail que nous avions fourni pour terminer le projet pour le jour de l’ouverture ne se percevait absolument pas pendant la soirée d’ouverture. Quelque part, quand on est dans le domaine du design, c’est une réussite de rendre la difficulté invisible.

 

En quoi les enseignements à l’École de Condé vous ont-ils aidée à prendre en main les missions qui vont été confiées dans le cadre de ce stage ?

L’École de Condé nous forme très bien pour maîtriser les logiciels. En 2019, il y a une grosse demande sur ce sujet-là. Personnellement, je n’ai jamais été très bonne en dessin, l’informatique m’offre une certaine liberté.

Je trouve aussi que l’École de Condé nous encourage à oser être ambitieux dans nos projets professionnels : à l’école, on nous laisse une certaine liberté sur nos projets. Cela nous permet d’acquérir une certaine confiance en nous, et peut-être d’avoir un peu moins peur d’oser.

La pluridisciplinarité dans notre formation nous aide également : on n’est pas seulement scénographe ou architectes d’intérieur, on est aussi graphistes, on modélise, etc.

Surtout, à l’École de Condé, j’ai vraiment découvert comment travailler en équipe, chose que je n’avais jamais faite avant d’intégrer cet établissement. C’est important de travailler en équipe, d’avoir une bonne communication. Dans un studio, cela peut porter ses fruits.

 

Quelle sont selon vous les qualités nécessaires pour un designer d’intérieur ?

Je pense qu’il faut être curieux de tout, du champ du design évidemment parce que cela évolue très vite et différemment selon les pays, mais aussi plus largement de l’art. Il faut donc être curieux de ce qui se passe chez nous et aussi de ce qui se fait ailleurs.

De plus, il me semble qu’il ne faut pas avoir peur d’oser proposer des choses qui paraissent parfois un peu étonnantes. Pour être innovant, il faut en effet se faire confiance, se dire que son travail est légitime pour oser proposer des concepts inattendus.

 

Votre conseil pour ceux qui veulent partir ?

Il faut tenter l’aventure même si cela peut faire peur de partir tout seul à l’étranger. Pour ma part, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de partir seule pour quatre mois si le stage à l’étranger n’était pas obligatoire dans le cursus à l’École de Condé.

On apprend toujours des choses à vivre à l’étranger. Quand on travaille dans une ville, on ne fait pas que travailler : on vit dans la ville, on s’imprègne de la culture et c’est tout aussi important. En tant que concepteur, l’aspect personnel joue dans la création donc quand on n’a pas peur de découvrir des choses nouvelles, ça ne peut être que bénéfique dans le domaine professionnel. Je pense qu’un stage à l’étranger n’est pas juste une plus-value sur un CV, c’est aujourd’hui carrément nécessaire, qui plus est dans le domaine du design. C’est un moment fondateur, qui permet d’évoluer professionnellement et personnellement. Il y a toujours des bonnes choses à prendre.

De plus, quand on veut partir étudier ou en stage à l’étranger, il faut se renseigner et penser à demander des bourses. Personnellement, cela m’a beaucoup aidée de bénéficier de la bourse Erasmus.

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