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Les étudiants de l’École de Condé en finale des Entrep’ 2019

16 juin 2019

Les étudiants de l’École de Condé Toulouse et Marseille ont participé aux Entrep’. Les projets de ces équipes ont respectivement reçu les premiers prix aux Entrep’2019 Occitanie et aux Entrep’ Aix-Marseille PACA.

Les Entrep’ est un programme pour apprendre à créer son entreprise en étant étudiant. Les projets de nos étudiants seront présentés au sein du Hub BPI France le 24 Mai 2019. Entretien avec Manon Riazuelo, étudiante à l’École de Condé Toulouse, Alicia Grégori et Pauline Lacroix, étudiantes à l’École de Condé Marseille.

 

Qu’est-ce qui fait la particularité de votre projet ?

 

Manon Riazuelo : Dans le cadre de notre projet « La Nougatière », une entreprise traditionnelle et artisanale de conception de nougats prend la décision de renouveler ses produits pour leur redonner leurs lettres de noblesse, afin de pouvoir les présenter sur les grandes tables. Faire évoluer un patrimoine est toujours un challenge passionnant.

 

Alicia Grégori & Pauline Lacroix : Notre équipe a présenté un projet intitulé « CHE GUSTO ». C’est un projet très abouti, prêt à être lancé. L’idée de départ est née suite à un voyage en Amérique Latine réalisé par deux jeunes ingénieurs de l’école Centrale de Marseille, Hélène Erepmoc et Clément Allard. Fortement épris de la culture du Chili et particulièrement des empanadas, ils ont souhaité créer une chaîne de restauration rapide. C’est un projet épicé, plein d’émotions mais aussi bien bâti !

 

Comment s’est déroulé le projet ?

 

Manon Riazuelo : En premier lieu, l’équipe de « La Nougatière » a consacré son énergie à concocter un nouveau concept, pour ensuite valider sa faisabilité et sa pertinence face au marché. Cette étape s’est achevée sur une dégustation de nougats, pendant laquelle le caractère innovant de notre proposition a été appréciée par le jury. La seconde étape nous a donné l’occasion de structurer l’équipe : chacun s’est attelé à sa spécialité. Personnellement, je retrouvais avec soulagement l’univers de la com’, après celui des chiffres que ce soit du marketing ou du business plan. J’ai ainsi créé et structuré la nouvelle identité visuelle du produit, son branding et son site web, qui a ensuite été développé par deux autres membres de l’équipe.

 

Alicia Grégori : Pour le projet « CHE GUSTO », nous nous sommes réparti les tâches. Pauline et moi étions responsables de la partie communication : création du logo, teaser vidéo, diffusion sur les réseaux sociaux, packaging. D’une certaine manière, c’était l’occasion de mettre nos cours en pratique aussi bien sur les outils que sur la stratégie de communication visuelle. Comment déployer la notoriété du projet auprès des futurs investisseurs, auprès des cibles ? Des questions décisives pour un tel projet où la communication visuelle joue un rôle crucial.

 

En quoi les Entrep’ représentent un défi ?

 

Manon Riazuelo : Les relations humaines sont la force du projet mais c’est aussi paradoxalement son aspect le plus vulnérable. En effet, notre équipe est constituée de compétences très diversifiées avec Marion Delade, étudiante ingénieure mécanique à l’ENSEEIHT et porteuse du projet, Laurent Delade, diplômé de Kedge Business School, Alexandre Chatain et Nathan Campion, étudiants en développement informatique à l’ENSEEIHT, et moi-même, étudiante en première année de Mastère Direction Artistique en Design Graphique au sein de l’École de Condé Toulouse.

 

Nous sommes des profils complémentaires, tous issus d’univers très différents. Pour assurer la réussite du projet, nous devons chacun faire un effort pour sensibiliser nos co-équipiers à notre point de vue, tout en s’ouvrant à leurs contraintes. Moi-même, j’ai dû expliquer les avantages de la communication, d’une identité visuelle en phase avec les nouveaux enjeux de l’entreprise qui se détache du passé sans le rejeter. Mais nous devons chacun sortir de notre zone de confort et écouter les enjeux du marketing, de la finance, et les intégrer dans notre raisonnement. En cela, le projet des Entrep’ est une expérience exceptionnelle et très instructive.

 

Pauline Lacroix :  Alicia et moi sommes étudiantes en Mastère Professionnel en Communication visuelle. Les Entrep’ nous ont donné l’occasion de travailler avec des personnes qui n’ont pas notre formation en graphisme et communication, qu’ils soient nos co-équipiers, les coachs, ou les jurys. Nous devons sortir de notre « bulle » et apprendre à expliquer les enjeux de notre travail. Pour nous, c’est un vrai challenge très enrichissant.

 

 

En conclusion, un projet difficile qui mérite d’être vécu ?

 

Manon Riazuelo : Exactement. En phase de lancement, au milieu des discussions financières, je me demandais ce que je faisais là. Tout cela me semblait très éloigné de la communication. Et peu à peu, j’ai trouvé ma place. Il m’a fallu aussi vivre l’expérience d’une entreprise dotée d’un fort héritage de savoir faire et de traditions, une facette qu’il s’agissait de respecter tout en la renouvelant. Tout cela amène une forte pression sur l’équipe. Les difficultés nous ont appris à nous dépasser, à nous responsabiliser, à défendre nos idées sans écraser celles des autres. De vraies leçons de vie qui nous font entrer de plein pied dans l’univers professionnel.

 

Quelle est la prochaine étape ?

 

Manon Riazuelo : La suite se passe à Paris, le 24 mai 2019. Nous allons présenter notre projet dans les locaux de BPI. Concernant le projet, la nouvelle marque sera lancée en janvier 2020. D’ici là, elle reste confidentielle !

 

Alicia Grégori & Pauline Lacroix : La finale du Trophée France promo 2019 à Paris au siège de la BPI avec les 13 autres lauréats… et dans cette optique, nous allons réaliser une nouvelle vidéo ! Mais le projet ne s’arrête pas là. Clément et Hélène ont multiplié les contacts et développé leur réseau pour lancer concrètement cette chaîne.

 

 

Propos recueillis par Karine Jamin

 

 

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